L’association les Reflets de l’eau est née de la volonté de la présidente Valérie SCHWOB, à la suite de sa thèse, de créer une structure associative pour promouvoir l’apprentissage et la pratique de la natation pour toutes et tous.
Sa recherche première portait sur les représentations de l’eau dans différentes cultures et leurs impacts sur l’apprentissage de la natation. Pour ce faire, elle a comparé les pratiques dans 3 pays, la Chine, le Sénégal et la France. L’aboutissement de ce travail fut une thèse déposée en 2012.
Depuis, au sein de l’association, des nageuses se sont illustrées par des travaux questionnant la pratique de la natation.
L’association est également une structure pour ces adhérents qui souhaitent participer à la vie universitaire et aux questionnements sociaux sur les enjeux de la pratique de la natation.





Cette recherche engage une réflexion sur la transmission des techniques du corps (Mauss, 1950, 366) dans un contexte de mondialisation des pratiques sportives. Partant d’un questionnement empirique, nous interrogeons l’enseignement de la natation en Chine, au Sénégal et en France. Nous avons émis l’hypothèse que les représentations considérées comme un élément de l’apprentissage différent culturellement. A Canton, Dakar et Paris, l’étude comparée des contextes culturels (historiques, sportifs et traditionnels) et éducatifs (pédagogiques et didactiques) éclaire notre analyse des représentations des nageurs réalisée au moyen d’un questionnaire. Administré dans les trois villes, son analyse statistique se trouve confortée par les données qualitatives des observations et des entretiens. Nous pouvons conclure que les représentations de l’eau et de l’apprentissage de la natation différent selon les populations étudiées. De ce fait, cette recherche nous invite à considérer le fait de savoir nager dans un processus local de diffusion des techniques du corps incorporant dans sa transmission une part culturelle aux techniques mondialisées.

Ce mémoire offre une réflexion sociologique sur le sport, et plus spécifiquement la natation, à Rio de Janeiro, au Brésil. Cette dernière a été abordée à travers le prisme des inégalités et de leur imbrication. Nous avons émis l’hypothèse que ce champ social pourrait être à la fois source d’une certaine reproduction des inégalités mais aussi un facteur d’intégration sociale. A partir des observations réalisées sur trois terrains distincts et des entretiens, les résultats de l’analyse mettent en évidence que la natation n’échappe pas aux dominations sociales plurielles qu’elles soient de classe sociale, de genre et de race. Dans une perspective intersectionnelle, elles se renforcent entre elles. Néanmoins, cette pratique sportive peut être facteur d’intégration sociale en particulier par le biais de projets sociaux.

Le sport, « fief de la virilité », est un espace où les normes de genre se manifestent de manière particulièrement marquée. La natation, par ses caractéristiques intrinsèques, appuie plus encore la domination exercée dans notre société sur les minorités de genre. Caractérisées par le dévoilement du corps et la présence d’autres individus, les piscines sont des espaces où les normes corporelles sont exacerbées. <…> Les inégalités femmes/hommes se manifestent dans les piscines à travers la pression sociale et l’observation mutuelle. <…> Le dévoilement des corps dans les piscines, la surveillance mutuelle, et l’omniprésence de la binarité des genres sont la cause d’expériences angoissantes et traumatisantes de la natation pour les personnes transgenres et non binaires.
De nombreux acteurs peuvent se mobiliser et se mobilisent efficacement pour améliorer cette inclusion des minorités de genre en natation. En premier lieu, les associations jouent un rôle majeur, que ce soit à Paris ou au Canada. Néanmoins, leurs moyens d’actions restent limités, et l’appel à l’action des personnalités politiques et aux législateurs pourrait faire une différence décisive. Les principales mesures nécessaires à l’inclusion des minorités de genre résident dans l’adaptation des établissements à d’autres modèles que la binarité des genres, ainsi que la sensibilisation du personnel et du public à ces questions.
SCHWOB Valérie, DURING Bertrand, « Influence des représentations culturelles dans l’apprentissage de la nage à Paris et Canton », Carrefours de l’éducation, 2017/1 (n° 43), p. 212-229. https://www.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2017-1-page-212.htm
SCHWOB Valérie, JONCHERAY Hélène, « Modèles théoriques et définitions du nageur en France depuis 1960 », Staps, 2013/2 (n° 100), p. 109-128. https://www.cairn.info/revue-staps-2013-2-page-109.htm
SCHWOB Valérie, DURING Bertrand, « Influence des représentations culturelles dans l’apprentissage de la nage à Paris et Canton », Carrefours de l’éducation, 2017/1 (n° 43), p. 212-229. https://www.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2017-1-page-212.htm
🔍 Dans la recherche et la sensibilisation
Notre présidente, Valérie SCHWOB, a récemment été invitée à participer à une émission de radio sur la radio nationale suisse pour parler du savoir-nager et de la prévention des noyades.
Elle y partage son expérience au sein de l’association et les initiatives mises en place pour rendre l’eau accessible et sécurisante pour toutes et tous.
🎧 À retrouver sur la RTS : https://www.rts.ch/audio-podcast/2025/audio/les-echos-de-vacarme-noyades-l-histoire-sans-fond-29017634.html
Son récit de cette expérience est également à retrouver sur : A l’eau média